Allegiant Air a exercé des options portant sur six Boeing 737-8 dans le cadre du contrat signé avec le constructeur américain en 2021. Les appareils doivent être livrés en 2028. Leur prix catalogue cumulé dépasse 720 millions de dollars, mais ce montant ne correspond pas nécessairement au coût réellement supporté par la compagnie.

Le cabinet spécialisé IBA estime la valeur de marché de ces six avions à environ 351 millions de dollars compte tenu de leur année de livraison. Cet écart illustre les remises généralement accordées dans les contrats aéronautiques et l’importance de distinguer valeur catalogue, prix négocié et engagements financiers définitifs.

Après l’exercice de ces options, Allegiant dispose de 56 commandes fermes dans le cadre de l’accord, dont 22 appareils ont déjà été livrés. La compagnie conserve en outre des options pour 74 avions supplémentaires. Ce portefeuille lui donne une flexibilité importante pour renouveler ou développer sa flotte, mais crée aussi une exposition à la demande future, aux coûts de financement et à la capacité de Boeing à respecter son calendrier industriel.

Pour Boeing, l’opération apporte une confirmation supplémentaire du carnet de commandes du 737 MAX. Six appareils restent toutefois un volume limité à l’échelle du constructeur. L’intérêt principal réside dans la conversion d’options en commandes fermes et dans la possibilité que d’autres options soient exercées ultérieurement.

Pour les investisseurs, les points décisifs seront le prix économique réel, le financement choisi par Allegiant et le calendrier des livraisons. Une flotte plus récente peut améliorer l’efficacité opérationnelle, mais elle exige des capitaux importants. La création de valeur dépendra donc de l’utilisation des avions et de la croissance rentable du trafic.