L’action Amazon a progressé de 2 % à 255 dollars avant l’ouverture, portée par une note favorable de Morgan Stanley. La banque a fait du groupe sa valeur favorite, maintenu sa recommandation « surpondérer » et relevé de 15 dollars son objectif de cours, désormais fixé à 350 dollars. Ce niveau représente un potentiel d’environ 40 % par rapport à la dernière clôture.

L’optimisme de l’analyste Brian Nowak repose sur cinq leviers. Il cite la poursuite d’une forte croissance d’Amazon Web Services, des marges d’AWS susceptibles de dépasser les attentes, une meilleure visibilité sur Bedrock, le positionnement du groupe dans le commerce agentique et le potentiel de la robotique. Ces moteurs associent donc l’activité cloud déjà établie à des relais encore en phase de développement.

Morgan Stanley a relevé d’environ 7 % son estimation du bénéfice par action pour 2028, à près de 16,50 dollars. La banque estime aussi qu’AWS pourrait fonctionner selon une « règle des 90 » en 2027 et 2028, une combinaison très exigeante de croissance et de rentabilité. Cette hypothèse constitue un point clé de la thèse, car une accélération simultanée des revenus et des marges renforcerait fortement la génération de bénéfices du groupe.

La valorisation est également avancée comme argument. Amazon se négociait récemment autour de 23 fois les bénéfices attendus, contre une moyenne prospective sur cinq ans de 44 fois, selon LSEG. Le titre restait environ 13 % sous son record intrajournalier de 287,20 dollars atteint le 3 août 2026. À la clôture de vendredi, sa hausse depuis le début de l’année atteignait 8,3 %, contre 12,5 % pour le Nasdaq.

Le consensus est très favorable : 62 analystes sur 64 recommandent l’achat ou l’achat fort, les deux autres conseillant de conserver, pour un objectif médian de 325 dollars. Pour les investisseurs, cette unanimité accroît toutefois le risque de déception si AWS, Bedrock ou les nouveaux relais ne répondent pas aux attentes déjà élevées.