American Express a relevé ses objectifs annuels après un troisième trimestre soutenu par les dépenses de sa clientèle aisée. Le groupe vise désormais un bénéfice 2026 compris entre 18,30 et 18,60 dollars par action, contre une fourchette précédente de 17,30 à 17,90 dollars.
Le volume facturé, qui mesure les dépenses réalisées avec les cartes émises par American Express, a progressé de 8 % pour atteindre 454 milliards de dollars. Le chiffre d’affaires trimestriel a augmenté de 9 %, à 20,1 milliards de dollars. Le bénéfice ajusté s’est établi à 4,68 dollars par action, contre 4,14 dollars un an plus tôt.
Le modèle d’American Express repose largement sur des clients disposant de revenus et d’une solvabilité supérieurs à la moyenne. Leurs dépenses de voyage, de restauration et d’achats discrétionnaires ont ainsi offert au groupe une meilleure résistance face aux incertitudes économiques. La société poursuit aussi ses investissements pour attirer la génération Z et les milléniaux, avec l’objectif de construire des relations commerciales sur plusieurs décennies.
La qualité du crédit reste un autre point favorable. American Express a comptabilisé 1 milliard de dollars de provisions pour pertes sur créances, contre 1,3 milliard un an auparavant. Cette baisse suggère que le groupe anticipe des pertes moins lourdes, même si son portefeuille haut de gamme ne reflète pas l’ensemble des ménages américains.
Pour les investisseurs, le relèvement de prévisions combine croissance des dépenses, hausse du résultat par action et maîtrise du risque de crédit. Le principal point de vigilance est la sensibilité des dépenses discrétionnaires à un ralentissement économique. Il faudra également vérifier que les investissements commerciaux destinés aux jeunes clients se traduisent par une croissance durable sans dégrader les coûts d’acquisition.


