Scan arrêté le 30 septembre 2026 à 07:46, heure de Paris, limité aux décrochages apparus dans les dernières 24 heures.

1. Lindt & Sprüngli (LISP) : meilleure configuration, mais avec un risque fondamental réel. La société a publié son avertissement le 29 septembre vers 07:00 CEST. La part de participation a clôturé à 7 805 CHF, en baisse de 8,66 %, après un plus bas à 7 745 CHF. Le volume atteint 16 125 titres contre 2 312 la veille, soit environ 7 fois plus. Sur la base des clôtures quotidiennes récentes, le RSI 14 ressort autour de 29, donc à l'entrée de la zone de survente. Lindt a abaissé sa prévision de croissance organique 2026 de 4-6 % à 0-2 %, notamment en raison de la sensibilité des consommateurs aux hausses de prix et de la chaleur en Europe. La dégradation du chiffre d'affaires est réelle. En revanche, le groupe maintient son objectif 2026 d'amélioration de la marge EBIT de 20 à 40 points de base et réaffirme ses objectifs de moyen-long terme à partir de 2028, avec une croissance organique visée de 6-8 %. Les marchés nord-américain et asiatique restent robustes et la détente du cacao pourrait réduire progressivement les pressions sur les coûts. La chute de près de 9 % peut donc être partiellement excessive si la marge reste effectivement protégée. Niveaux techniques : 7 745 CHF comme invalidation immédiate; 7 805-8 030 CHF comme première zone de stabilisation; 8 545 CHF correspond à la clôture précédant le décrochage et constitue une résistance majeure. Risques : nouvel avertissement sur les volumes, faiblesse persistante en Europe, sensibilité au cacao et possibilité que le marché réévalue durablement le multiple de valorisation.

2. Concentrix (CNXC) : configuration spéculative. Les résultats du troisième trimestre ont été publiés le 29 septembre à 16:05 ET. Le titre, déjà sous pression avant les résultats, a encore perdu environ 8,7 % après Bourse. Le BPA ajusté de 2,92 $ dépasse les attentes, mais le chiffre d'affaires recule de 1,2 % à 2,454 Md$ et manque légèrement le consensus. Le groupe a généré un record de free cash-flow trimestriel, avec 268 M$ de cash-flow libre opérationnel et 218 M$ ajusté, et a augmenté son dividende. En revanche, la transition vers l'IA entraîne des coûts importants et la guidance du quatrième trimestre implique encore une baisse du chiffre d'affaires à taux de change constant de 3 à 5 %. Le titre avait déjà perdu plus de 13 % sur cinq séances avant cette nouvelle réaction, ce qui augmente la probabilité d'une survente technique, mais rend difficile l'attribution de toute la baisse à la seule news du soir. RSI 14 post-market non confirmé avec suffisamment de fiabilité. Niveaux : le plus bas régulier du 29 septembre autour de 23,93 $ constitue une première référence; une reprise durable au-dessus de 24,9-25,5 $ améliorerait le setup. Risques : disruption structurelle par l'IA, restructuration, faiblesse organique du chiffre d'affaires et poursuite de la compression des multiples.

Dossiers écartés : Shein est hors périmètre géographique demandé et son bénéfice trimestriel a chuté de 67 %, ce qui traduit une détérioration fondamentale importante. Les baisses françaises observées le 29 septembre, notamment Vinci et Eiffage en réaction à un risque de hausse de taxation des infrastructures, n'atteignent pas l'amplitude ni la survente requises. Aucun autre dossier américain, français ou européen ne réunit dans la fenêtre une combinaison plus propre de news fraîche, baisse importante, volume exceptionnel et fondamentaux relativement préservés.