Goldman Sachs a réalisé un troisième trimestre supérieur aux attentes, porté par ses métiers de marché et de conseil. Le chiffre d’affaires atteint 18,68 milliards de dollars, en hausse de 23 % sur un an, contre 16,83 milliards anticipés par le consensus FactSet. Il s’agit du deuxième meilleur trimestre de revenus de l’histoire récente du groupe.
Le bénéfice net par action s’établit à 17,01 dollars, soit une progression de 39 %. Le principal moteur est le pôle actions, dont les revenus ont bondi de 72 %. Goldman intervient à la fois comme intermédiaire pour les investisseurs et comme fournisseur de financement, ce qui lui permet de profiter de volumes élevés et de besoins accrus de liquidité sur les marchés.
La banque d’investissement a également progressé. Les commissions augmentent de 21 % à 3,22 milliards de dollars, grâce aux fusions-acquisitions, aux émissions de titres et aux levées de dette. Le carnet de commandes s’est toutefois contracté, ce qui introduit une incertitude sur le rythme des transactions lors des prochains trimestres.
Les coûts d’exploitation ont augmenté de 20 % à 11,31 milliards de dollars. Cette hausse accompagne principalement l’expansion des activités, mais elle devra rester proportionnée aux revenus si les marchés ralentissent. Le levier opérationnel favorable du trimestre pourrait sinon s’inverser.
Le marché a salué la publication : l’action gagnait 3,57 % à 925,87 dollars avant l’ouverture. Pour les investisseurs, Goldman montre sa capacité à tirer parti de la volatilité et du redémarrage des opérations. La durabilité de la performance dépendra cependant du maintien des volumes en actions, de la conversion du carnet de banque d’investissement et de la maîtrise des dépenses.

