Après plusieurs années de stratégie hésitante, BP engage un nouveau virage.
La nouvelle direction souhaite remettre la rentabilité et la génération de trésorerie au centre du modèle.
Le programme d'économies a ainsi été relevé. BP vise désormais entre 6,5 et 7 milliards de dollars d'économies d'ici à 2027, contre un objectif précédent compris entre 4 et 5 milliards.
Plusieurs actifs sont destinés à être cédés afin d'accélérer le désendettement.
La dette nette doit revenir entre 14 et 18 milliards de dollars fin 2027, contre 22,2 milliards fin 2025.
Le groupe recentre également davantage ses investissements vers les hydrocarbures les plus rentables. Les dépenses dans l'exploration-production devraient rester proches de 10 milliards de dollars par an.
BP vise une production comprise entre 2,3 et 2,5 millions de barils équivalent pétrole par jour à l'horizon 2030.
Le GNL constitue également un axe stratégique majeur, avec plusieurs projets au Moyen-Orient, au Canada et en Afrique.
Dans le même temps, BP réduit la place de certains projets renouvelables détenus directement et privilégie davantage les partenariats.
Le résultat net 2026 pourrait ainsi plus que doubler par rapport à 2025 selon les estimations reprises dans le journal.
BP entre donc dans une période charnière : le groupe dispose d'un environnement énergétique très favorable pour accélérer son redressement, mais devra démontrer que cette amélioration peut survivre à une éventuelle normalisation des prix du pétrole et du gaz.