La réforme des titres-restaurants était particulièrement surveillée par les investisseurs d’Edenred et Pluxee.
Le principal risque concernait un éventuel plafonnement des commissions prélevées auprès des commerçants.
Ce scénario ne figure finalement pas dans le texte adopté en première lecture.
La réforme prévoit notamment la pérennisation de l’utilisation des titres-restaurants dans les grandes surfaces alimentaires ainsi que leur utilisation le dimanche et les jours fériés.
Le plafond quotidien de 25 euros serait maintenu.
La question des commissions reste néanmoins sensible.
Elles peuvent représenter jusqu’à environ 5 % du montant d’une transaction.
L’Italie a déjà instauré un plafonnement similaire, avec un impact significatif sur la rentabilité d’Edenred.
Le texte français permet encore au gouvernement d’intervenir ultérieurement par décret.
Le risque réglementaire n’a donc pas totalement disparu.
Mais à court terme, l’absence de plafond immédiat constitue un soulagement important pour les deux leaders du secteur.


