Albertsons a suspendu ses objectifs pour l’exercice 2026 et lancé un plan de redressement plus large. Le distributeur veut accélérer les réductions de coûts, réinvestir une partie des économies dans les prix et l’expérience en magasin, et se retirer des zones insuffisamment performantes.

La direction reconnaît une perte de parts de marché face à Walmart, aux enseignes discount et aux marques de distributeur. La prudence des consommateurs, particulièrement parmi les ménages modestes confrontés à la hausse des prix alimentaires et du carburant, accentue la pression. Les ventes à magasins comparables ont reculé de 0,8 % au deuxième trimestre.

La revue doit s’achever au quatrième trimestre clos en février 2027. Albertsons présentera alors de nouveaux objectifs financiers de court et long terme ainsi qu’un plan complet. La présidente exécutive Meg Whitman estime que les performances ne reflètent pas la qualité des actifs. La directrice générale Susan Morris évoque une accumulation d’initiatives, de processus et de niveaux de complexité qui ralentissent l’organisation.

Le plan prolonge les mesures annoncées en juillet : développement des marques propres, amélioration du commerce en ligne, réduction de onze divisions à quatre régions et centralisation de la gestion des produits. Le groupe veut désormais aller plus loin dans les retraits d’activités peu rentables.

Albertsons visait auparavant un bénéfice ajusté de 1,75 à 1,85 dollar par action et une baisse des ventes comparables comprise entre 0,5 % et 1,5 %. Le bénéfice trimestriel de 36 cents dépasse les 33 cents attendus, mais ne suffit pas à restaurer la visibilité. L’action progressait de 2 %, après avoir effacé ses pertes d’avant-Bourse, tout en restant en baisse de 27 % depuis janvier. La réussite dépendra de la capacité à financer des prix plus compétitifs sans dégrader davantage les marges.