Wall Street avançait en début de séance grâce aux grandes valeurs technologiques, malgré des rendements obligataires proches de leurs plus hauts niveaux depuis plusieurs années. À 10 h 19 à New York, le S&P 500 gagnait 0,39 % à 7 753,05 points et le Nasdaq 0,62 % à 27 360,28 points, un nouveau sommet. Le Dow Jones reculait en revanche de 0,13 %.
Nvidia progressait de 1,1 %, tandis que Meta Platforms, Microsoft et Tesla gagnaient chacune plus de 1 %. Sept des onze secteurs du S&P 500 étaient dans le vert, avec les services de communication et les services aux collectivités en tête. La hausse n’était cependant pas uniforme : l’indice des semi-conducteurs de Philadelphie cédait 0,3 %, alors que les logiciels et services avançaient de 1,4 %.
Les opérations d’entreprise animaient aussi la cote. PTC bondissait de 34,6 % après l’offre en numéraire de Schneider Electric valorisant l’éditeur de logiciels à 22,6 milliards de dollars. RXO gagnait 22,5 % à la suite de son rachat annoncé par C.H. Robinson pour 5,8 milliards, tandis que l’acquéreur perdait 11,8 %. Cerebras progressait de 9,5 % après avoir été qualifié de partenaire proche par le dirigeant d’OpenAI.
Le moteur fondamental reste la croissance des bénéfices. Goldman Sachs anticipe pour l’entreprise médiane du S&P 500 une progression annuelle de 9 % des bénéfices et estime que la majorité des sociétés pourraient encore dépasser les attentes du trimestre.
Le principal frein vient des taux. Le rendement du Treasury américain à dix ans atteignait 5,296 %, sur fond de dette publique, d’émissions importantes et de coûts énergétiques élevés. Le marché attribuait une probabilité de 80 % à un statu quo de la Réserve fédérale en octobre, mais continuait d’anticiper largement une hausse en décembre.
Enfin, la largeur du marché reste mitigée : le Nasdaq comptait 23 nouveaux sommets sur 52 semaines, mais 157 nouveaux plus bas. Le record de l’indice repose donc encore fortement sur un nombre limité de grandes valeurs.

