Le nombre total de plateformes pétrolières et gazières en activité aux États-Unis est resté inchangé à 603 durant la semaine achevée le 16 octobre, selon le décompte de Baker Hughes. Cet indicateur, souvent utilisé pour apprécier l’orientation future de la production, masque toutefois des évolutions divergentes entre pétrole, gaz naturel et autres catégories.
Le nombre de plateformes pétrolières a reculé de trois pour s’établir à 459. Les plateformes gazières ont augmenté d’une unité à 133, tandis que les installations classées dans les autres catégories ont progressé de deux à 11, leur niveau le plus élevé depuis janvier. Au total, le parc compte 55 unités de plus qu’un an auparavant, soit une hausse de 10 %.
Les mouvements régionaux ont également été marqués. Dans l’Utah, cinq plateformes supplémentaires ont porté le total à 20, au plus haut depuis janvier 2015. La Californie a perdu une unité et n’en comptait plus que cinq, un creux depuis avril 2025. Ces écarts montrent que la stabilité nationale ne signifie pas une activité uniforme dans les différents bassins.
Après des baisses de 20 % en 2023, 5 % en 2024 et 7 % en 2025, les producteurs avaient privilégié la discipline financière, le rendement aux actionnaires et la réduction de la dette. Le contexte change avec la hausse attendue du WTI en 2026 liée aux perturbations d’approvisionnement. L’Agence américaine d’information sur l’énergie prévoit une production de brut à 13,9 millions de barils par jour en 2026, après un record de 13,7 millions en 2025.
Pour le gaz, l’EIA anticipe une production passant de 107,6 à 112,2 milliards de pieds cubes par jour. La demande des centres de données et des exportations de gaz naturel liquéfié soutient cette perspective. Le décompte actuel suggère néanmoins que les opérateurs ajustent encore leurs capacités avec prudence plutôt que de lancer une expansion généralisée.


