Jefferies a publié un troisième trimestre 2026 solide, porté par l’accélération de la banque d’investissement et une activité record sur les marchés actions. Les revenus nets du groupe ont atteint 2,22 milliards de dollars, contre 2,05 milliards un an plus tôt. Le bénéfice net attribuable aux actionnaires ordinaires s’est établi à 260,6 millions de dollars, soit 1,08 dollar par action diluée, contre 224 millions et 1,01 dollar un an auparavant.
La banque d’investissement a constitué le principal moteur du trimestre. Ses revenus nets ont atteint un record de 1,33 milliard de dollars, en hausse de 17 % sur un an. L’activité de conseil a elle aussi inscrit un record à environ 818 millions de dollars. Sur les marchés de capitaux, les revenus ont progressé de 11 % à 802 millions de dollars.
La performance est particulièrement forte sur les actions. Les revenus de cette activité ont atteint un record trimestriel de 626 millions de dollars, en hausse de 29 %, grâce notamment au trading au comptant et électronique ainsi qu’au développement des services de prime brokerage. À l’inverse, les revenus obligataires ont reculé de 26 % à 176 millions de dollars, dans un environnement d’activité moins favorable.
La gestion d’actifs reste également un point faible. Les commissions et revenus d’investissement liés à cette activité ont reculé à 34 millions de dollars, contre 84 millions un an plus tôt, en raison de performances plus faibles de plusieurs stratégies de fonds. Jefferies poursuit parallèlement le repositionnement de cette plateforme.
La direction se montre optimiste pour la fin de 2026 et l’entrée dans 2027, soutenue par son carnet d’affaires. Le partenariat avec SMBC continue aussi de se renforcer, la banque japonaise ayant porté sa participation dans Jefferies à environ 20 %. Pour les investisseurs, les résultats confirment la vigueur du cycle de banque d’investissement et des actions, mais la réaction boursière dépendra aussi de la capacité du groupe à améliorer ses métiers moins performants.
