Lyft a accepté un règlement de 272,5 millions de dollars avec l’État de Californie ainsi qu’avec Los Angeles, San Francisco et San Diego. Les autorités reprochaient à la plateforme d’avoir classé ses chauffeurs comme travailleurs indépendants plutôt que comme salariés, ce qui aurait permis d’éviter certaines obligations liées au salaire minimum, aux heures supplémentaires et à d’autres protections sociales.
Les procédures avaient débuté en 2021 et avaient ensuite été regroupées avec des actions engagées au nom de milliers de chauffeurs. L’accord porte sur des violations présumées commises entre avril 2016 et décembre 2020. Il reste soumis à l’approbation du tribunal.
Lyft maintient que ses chauffeurs ont toujours été correctement classés au regard de la loi, tout en indiquant vouloir tourner la page. Selon le Bureau du commissaire au travail de Californie, il s’agirait du plus important règlement amiable de l’histoire de l’État concernant des plaintes pour salaires impayés.
Cette affaire s’inscrit dans un contentieux plus large sur le statut des travailleurs des plateformes. En 2023, Lyft et Uber avaient déjà accepté de verser conjointement 328 millions de dollars pour régler des plaintes similaires dans l’État de New York.
