Genmab et AbbVie ont annoncé des résultats positifs pour une étude de phase avancée évaluant l’epcoritamab associé au protocole R-CHOP chez des patients nouvellement diagnostiqués avec un lymphome diffus à grandes cellules B. Cette maladie constitue la forme la plus courante de cancer du sang touchant les lymphocytes.
L’association expérimentale a réduit de 51 % le risque de progression de la maladie ou de décès par rapport au traitement R-CHOP seul. La mesure porte sur la survie sans progression, c’est-à-dire la durée pendant laquelle le patient vit sans aggravation du cancer. Selon les deux groupes, il s’agit de la première étude de phase avancée où une combinaison intégrant un anticorps bispécifique améliore significativement cet indicateur en première intention dans cette maladie.
L’epcoritamab est une immunothérapie développée conjointement par Genmab et AbbVie. Son mécanisme vise à rapprocher les lymphocytes T des cellules cancéreuses afin de favoriser leur destruction. Le protocole R-CHOP constitue aujourd’hui le traitement de référence pour les patients concernés.
Les entreprises indiquent que le profil de sécurité observé est globalement cohérent avec les risques déjà connus de l’epcoritamab et du R-CHOP. Elles ne fournissent toutefois pas dans cette annonce l’ensemble des données détaillées sur les effets indésirables, la survie globale ou les sous-groupes de patients. Surtout, l’epcoritamab n’est pas encore approuvé pour les patients nouvellement diagnostiqués n’ayant reçu aucun traitement antérieur.
Pour les investisseurs, ces résultats renforcent le potentiel d’élargissement de l’usage du médicament à une population de première ligne. La création de valeur dépendra désormais de la solidité des données complètes, des échanges avec les autorités de santé, d’une éventuelle approbation et de l’adoption par les médecins. La réaction boursière a été plus forte pour Genmab, dont l’action cotée aux États-Unis progressait d’environ 11 %, contre 1,5 % pour AbbVie.
