Wall Street a terminé la semaine sous forte pression, avec une baisse concentrée sur la technologie et les acteurs liés à l’intelligence artificielle. Le S&P 500 a reculé de 1,09 % à 7 659,44 points, le Nasdaq de 2,15 % à 26 140,03 points et le Dow Jones de 0,34 % à 52 002,41 points.

Le marché continue de réévaluer la rentabilité des investissements massifs dans les centres de données. CoreWeave a perdu 12 % sur la séance, portant son recul sur cinq jours à environ 25 %. Les rendements de ses obligations ont dépassé 15 %, signe que le coût du risque augmente pour les modèles très endettés. Broadcom a cédé 4,5 % et l’indice SOX des semi-conducteurs 3,8 %, enregistrant une huitième baisse consécutive, sa plus longue série négative depuis 2008.

Le pétrole a ajouté une deuxième source de tension. Les cours ont bondi de plus de 3 % en raison des inquiétudes sur l’approvisionnement au Moyen-Orient. Une énergie plus chère soutient les producteurs, mais ravive les craintes inflationnistes et peut limiter la baisse des taux. Cette configuration pèse particulièrement sur les actions dont la valorisation dépend de bénéfices éloignés dans le temps.

La séance a néanmoins confirmé une rotation sectorielle. Six des onze secteurs du S&P 500 ont progressé, avec l’énergie en hausse de 2,47 % et les services aux collectivités de 1,4 %. Le volume a atteint 18,6 milliards d’actions, au-dessus de la moyenne de 17,7 milliards des vingt séances précédentes.

Sur la semaine, le Nasdaq a chuté de 4,48 % et le S&P 500 d’environ 1,95 %, leurs plus fortes baisses depuis juin. Le Dow Jones a gagné 0,67 %. Les résultats de Tesla, Meta et Procter & Gamble la semaine prochaine devront montrer si la croissance bénéficiaire attendue de plus de 30 % suffit à compenser le durcissement du financement et les doutes sur l’IA.