3M doit publier mardi avant l’ouverture de Wall Street des résultats trimestriels attendus en progression. Selon le consensus compilé par LSEG, le chiffre d’affaires devrait atteindre 6,61 milliards de dollars, contre 6,32 milliards un an plus tôt. Le bénéfice ajusté par action est attendu à 2,38 dollars, après 2,19 dollars sur la période comparable.

Ces attentes traduisent une amélioration modérée de l’activité et de la rentabilité. En juillet, le groupe avait relevé sa prévision de bénéfice annuel, expliquant que les augmentations de prix compensaient l’inflation et que ses activités de sécurité et d’industrie restaient bien orientées. La publication devra montrer si ces deux moteurs demeurent suffisants pour protéger les marges.

Le principal risque ne se situe toutefois pas uniquement dans les opérations courantes. Les investisseurs attendent des précisions sur les dépenses et provisions liées aux contentieux concernant les PFAS, souvent qualifiés de substances chimiques persistantes. L’Australie a engagé une action de 1,4 milliard de dollars autour d’une contamination présumée. En juillet, l’État de New York a également poursuivi 3M, DuPont et d’autres entreprises pour des atteintes alléguées à l’environnement et à la santé publique.

La valorisation boursière intègre déjà une partie des attentes favorables. L’objectif médian à douze mois des analystes s’établit à 187 dollars, contre un dernier cours de 163,17 dollars. Les avis recensés par LSEG se répartissent entre dix recommandations d’achat ou d’achat fort, dix recommandations de conservation et une recommandation de vente.

Depuis le début de l’année, l’action 3M ne progressait que d’environ 2 %, contre plus de 8 % pour le Dow Jones. La réaction aux résultats dépendra donc autant de l’écart au consensus que des commentaires sur les litiges et de la trajectoire annuelle. Une publication conforme, sans amélioration des perspectives ni meilleure visibilité juridique, pourrait ne pas suffire à provoquer une revalorisation durable.