Citi reste positif sur Challenger, le gestionnaire d’actifs australien visé par Daiichi Life. La banque maintient sa recommandation « Achat » et relève son objectif de cours à 13,20 dollars australiens, alors que l’offre publique proposée par l’assureur japonais atteint 11,80 dollars par action.

À ce prix, l’opération valorise Challenger à 7,94 milliards de dollars australiens, soit environ 5,54 milliards de dollars américains au taux de change communiqué. Citi considère que le conseil d’administration a peu de chances d’apporter son soutien à l’offre dans sa forme actuelle. La banque s’attend donc à des discussions susceptibles d’aboutir à une proposition plus élevée, sans pour autant remettre en cause la probabilité de réalisation de la transaction.

Son raisonnement s’appuie notamment sur les précédentes opérations dans les services financiers. Selon Citi, les transactions récentes du secteur ont offert en moyenne une prime proche de 40 % par rapport au cours moyen pondéré par les volumes sur un mois. La prime contenue dans l’offre de Daiichi serait inférieure à cette référence, ce qui laisse une marge théorique pour un relèvement du prix.

Sur le plan opérationnel, Challenger n’a pas modifié sa prévision de bénéfice par action de base pour l’exercice 2027, toujours comprise entre 45 et 49 cents australiens. Citi ajuste néanmoins légèrement ses propres estimations : +1 % pour 2027, puis +0,3 % pour 2028 et 2029. Le titre affichait déjà une progression supérieure à 25 % depuis le début de l’année à la dernière clôture.

Pour les actionnaires, le dossier dépend désormais moins de la seule activité courante que du prix final et des conditions de l’offre. L’objectif de 13,20 dollars exprime l’analyse de Citi, pas un engagement de Daiichi. Un échec des négociations ou le maintien de l’offre actuelle pourrait donc ramener l’attention sur la valorisation fondamentale de Challenger.