Une possible privatisation d’INWIT revient au premier plan. Selon deux sources proches du dossier, les principaux actionnaires de l’opérateur italien de tours de télécommunications discutent avec des banques pour financer une éventuelle offre destinée aux actionnaires minoritaires. Les échanges sont toujours en cours et aucune opération n’est confirmée.

Ardian détient 32 % d’INWIT. Oak Holdings 1, soutenu par Global Infrastructure Partners, Vodafone et KKR, en possède 39 %. Ensemble, ces deux blocs contrôlent donc 71 % du capital. Les investisseurs étudieraient le rachat du solde en circulation afin de retirer la société de la Bourse de Milan. Mubadala, le fonds d’Abou Dhabi, pourrait également prendre une participation dans le cadre du projet, selon l’une des sources.

Les parties citées ont refusé de commenter. INWIT a indiqué ne disposer d’aucune information sur une telle opération. Le titre a néanmoins progressé d’environ 4 % après la publication de ces éléments, signe que le marché attribue une probabilité non négligeable à un scénario de rachat.

Le contexte reste complexe. INWIT est en litige avec ses deux principaux clients, Telecom Italia et Fastweb, filiale de Swisscom. Tous deux ont engagé des procédures visant à mettre fin à leurs contrats pour tenter de les renégocier à de meilleures conditions. Cette incertitude contractuelle peut peser sur la valorisation et sur le prix acceptable pour les actionnaires comme pour les acquéreurs.

La capitalisation d’INWIT s’élevait à environ 6,3 milliards d’euros vendredi, après une baisse d’environ 27 % sur un an. Pour les investisseurs minoritaires, les enjeux sont désormais le prix d’une éventuelle offre, son financement et le traitement du litige commercial. En l’absence d’annonce officielle, le dossier reste spéculatif et sensible aux démentis ou à l’abandon des discussions.