Poxel commence à bénéficier plus directement de la croissance de TWYMEEG au Japon. Les ventes nettes consolidées du traitement ont atteint 2,9 milliards de yens au troisième trimestre 2026, soit 16,3 millions d’euros selon la conversion communiquée, en hausse de 29 % sur un an. Sur les neuf premiers mois, elles s’élèvent à 8,1 milliards de yens, ou 44,5 millions d’euros, avec une progression de 32 %.
Cette dynamique modifie l’économie du contrat pour Poxel. Les ventes ont franchi le seuil de 5 milliards de yens au premier semestre de l’exercice 2026 de Sumitomo Pharma. En conséquence, le taux de redevance revenant à Poxel passe de 8 % à 10 % sur l’ensemble des ventes nettes de l’exercice, avec un effet rétroactif.
Poxel indique ainsi dégager pour la première fois des redevances nettes positives sur cet exercice, après prise en compte des sommes dues à Merck Serono. Au troisième trimestre, la société a enregistré un chiffre d’affaires de 1,951 million d’euros, dont 322 000 euros correspondant à l’ajustement rétroactif des redevances du trimestre précédent.
Un second palier pourrait encore améliorer les flux. Sumitomo Pharma anticipe que les ventes nettes de TWYMEEG dépasseront 10 milliards de yens sur son exercice 2026. Si ce seuil est atteint, Poxel doit recevoir un bonus contractuel de 1 milliard de yens, soit 5,6 millions d’euros selon la conversion fournie, et le taux de redevance progressera de 10 % à 12 %.
Pour les investisseurs, la lecture ne doit donc pas se limiter au chiffre d’affaires trimestriel. La valeur du contrat dépend de la vitesse des ventes au Japon, de l’atteinte du seuil de 10 milliards, de la rétroactivité des taux et des obligations envers Merck Serono. La croissance actuelle améliore la visibilité, mais le calendrier et le montant net réellement encaissé restent essentiels.

