Les indices américains se préparaient à une ouverture sans direction nette vendredi. Les contrats à terme sur le Dow Jones, le S&P 500 et le Nasdaq évoluaient dans une fourchette comprise entre -0,23 % et +0,16 %, signe d’une prudence accrue après de nouveaux chiffres d’inflation.

La veille, le S&P 500 avait gagné 0,33 % et le Dow Jones 1,08 %, tandis que le Nasdaq 100 avait cédé 0,05 %. Les valeurs liées aux infrastructures d’intelligence artificielle restaient sous pression, les investisseurs réévaluant le coût de leur endettement et la rentabilité des dépenses engagées.

Les prix à la production avaient progressé de 1,3 % en septembre, contre 0,5 % attendu, leur plus forte hausse mensuelle depuis mars 2022. Les prix à l’importation ont ensuite augmenté de 1,1 % sur un mois, au-dessus du consensus de 0,8 %. Malgré ces signaux, la probabilité d’un maintien des taux en octobre est passée de 72,3 % à 85,1 % selon l’outil FedWatch de CME Group.

Le rendement du Treasury américain à dix ans remontait à 5,102 %. Sur les devises, le dollar perdait 0,31 % face à l’euro, à 0,8892 euro. Le pétrole restait presque stable : le WTI reculait de 0,16 % à 95,98 dollars et le Brent avançait de 0,25 % à 105,94 dollars.

La séance devait également intégrer la publication de la production industrielle de septembre, attendue en hausse de 0,4 %. Du côté des entreprises, Travelers était attendu en baisse après ses résultats, tandis que le marché suivait toujours les investissements dans les infrastructures numériques et les nouvelles capacités électriques.

Pour les investisseurs, le paradoxe du jour tient à la coexistence d’indicateurs de prix élevés et d’anticipations monétaires moins agressives à très court terme. Cette combinaison peut soutenir les indices temporairement, mais elle maintient une forte sensibilité aux prochaines statistiques et aux rendements obligataires.