Wall Street a retrouvé un peu d’appétit pour les valeurs liées à l’intelligence artificielle, sans pour autant effacer toutes les inquiétudes apparues lors des séances précédentes. Le Nasdaq a progressé de 1,11 % et le S&P 500 de 0,41 %, tandis que le Dow Jones a légèrement reculé de 0,07 %. Cette divergence montre que le mouvement est resté très dépendant de la technologie plutôt que d’un regain généralisé de confiance.
Le secteur des semi-conducteurs a été le principal moteur. L’indice Philadelphia Semiconductor a avancé de 3,6 %, mettant fin à une série de huit séances consécutives de baisse au cours de laquelle il avait perdu environ 15,7 %. Cette séquence était sa plus longue série négative depuis 2008. Le rebond intervient après une semaine marquée par les interrogations sur le financement des infrastructures d’IA et sur la capacité des entreprises à transformer des investissements très élevés en revenus puis en bénéfices.
L’absence de nouvelle dégradation pendant le week-end a favorisé des rachats, mais elle ne suffit pas à valider un retournement durable. Les investisseurs attendent désormais les résultats de plusieurs groupes technologiques, notamment Meta, Tesla, Lam Research et Texas Instruments. Ces publications seront examinées pour leurs indications sur la demande de puces, les dépenses d’infrastructure, les marges et le rendement économique des projets d’intelligence artificielle.
La séance illustre ainsi un marché à deux vitesses. Les grands indices peuvent progresser grâce à quelques poids lourds alors que la confiance reste plus fragile sur le reste de la cote. Pour les investisseurs, la confirmation devra venir des chiffres d’affaires, des perspectives et des flux de trésorerie, pas seulement d’une reprise technique après une forte baisse.


