La séance met en évidence une divergence nette entre les États-Unis et l’Europe. Les contrats à terme indiquent une ouverture de Wall Street en baisse de 0,23 % pour le Dow Jones, mais en hausse de 0,49 % pour le S&P 500 et de 1,25 % pour le Nasdaq. Les valeurs technologiques et liées à l’intelligence artificielle tentent ainsi de rebondir après la forte correction de la semaine précédente.
En Europe, le mouvement est inverse. Vers 12h25 GMT, le CAC 40 perdait 1,47 % à 7 839,75 points, le DAX 1,27 % et le FTSE 1,25 %. Le Stoxx 600 reculait de 0,99 %. La France concentre les inquiétudes après les violences observées en marge de la mobilisation nationale contre la vie chère, dans un contexte déjà tendu par le débat budgétaire.
La défiance apparaît aussi sur le marché obligataire. Le rendement de l’OAT française à dix ans progressait de 10,2 points de base à 4,8828 %, tandis que l’écart avec le Bund allemand atteignait 145 points de base. Les banques françaises étaient particulièrement touchées : Crédit Agricole, BNP Paribas et Société Générale cédaient entre 2,8 % et 3,3 %. L’euro reculait de 0,12 % à 1,1225 dollar.
Quelques valeurs résistaient. Rubis gagnait 2,8 % après avoir annoncé un projet de transformation de sa gouvernance, Euronext avançait de 1,7 % après un relèvement de recommandation de Citigroup et Mowi progressait de 3,6 % grâce à des volumes de récolte records.
Les cours du pétrole refluaient également, avec un Brent en baisse de 1,27 % à 108,47 dollars et un WTI en retrait de 0,44 % à 100,96 dollars. Pour les investisseurs, la séance oppose donc un rebond du risque technologique américain à une hausse de la prime de risque française. La trajectoire des taux souverains et l’évolution politique en France devraient rester les principaux déterminants des actifs européens à court terme.


