TotalEnergies gagnant avec un pétrole bas ? 5 révélations de Bank of America sur les actions françaises
Les 5 pépites de Bank of America à intégrer à votre portefeuille.
BOURSEÀ LA UNE
Alors que l'année 2026 se profile, les prévisions pour les marchés boursiers européens sont pour le moins partagées, contrastant avec un optimisme plus marqué du côté de Wall Street. Dans ce climat d'incertitude, la capacité à sélectionner les bonnes valeurs — ce que le jargon financier appelle le "stock picking" — devient plus cruciale que jamais. C'est un exercice qui demande de regarder au-delà des tendances générales pour identifier les opportunités cachées.
Dans cette quête, la liste "25 for 2026" publiée par Bank of America est une source précieuse. Plus qu'une simple sélection, elle révèle une stratégie d'investissement cohérente : identifier des entreprises dont la transformation profonde est sous-estimée par le marché. Parmi les vingt-cinq sociétés européennes mises en avant, un contingent de huit fleurons français se démarque par des thèses souvent audacieuses et contre-intuitives.
Cet article se propose de décortiquer cette prestigieuse sélection pour en extraire les cinq enseignements les plus surprenants concernant ces champions tricolores. De la mutation d'un géant pétrolier en producteur d'électricité à la redéfinition de la valeur dans le luxe, ces analyses nous invitent à repenser nos certitudes.
1. TotalEnergies : Le pari inattendu d'un pétrole atone
L'idée peut sembler paradoxale. L'an passé, TotalEnergies a souffert en Bourse, pénalisée par la baisse des cours du pétrole et la hausse de son endettement, au point de devoir réduire ses rachats d'actions. Comment un tel géant pourrait-il alors prospérer dans un environnement de prix de l'or noir durablement bas ? C'est pourtant la thèse centrale de Bank of America, qui considère ce scénario comme "l'environnement idéal" pour la croissance du groupe.
La clé de cette analyse réside dans le pivot stratégique de l'entreprise, un pari délibéré pour décorréler son avenir des marchés volatils du brut. Ce pari porte un nom : la division "integrated power", qui regroupe les activités de génération et stockage d'électricité, les renouvelables et la distribution. Cette branche, de moins en moins dépendante des fluctuations du pétrole, est appelée à devenir le principal moteur de croissance.
Selon la banque, c'est cette transformation qui distinguera TotalEnergies de ses concurrents en améliorant significativement sa génération de trésorerie d'ici 2030. En anticipant un prix du Brent à 61 dollars en moyenne pour 2026-2027, Bank of America parie que c'est précisément dans ce scénario, qui a tant pesé sur le titre, que la nouvelle stratégie du groupe révélera tout son potentiel.
2. Société Générale : Encore "bon marché" après une hausse de 153% ?
Pour la plupart des investisseurs, une hausse de 153% au cours de l'année 2025 est le signal qu'il est temps de prendre ses bénéfices. Pour Bank of America, c'est au contraire le début d'une nouvelle phase de croissance. Malgré ce rallye spectaculaire, la banque estime que le titre reste "bon marché", s'échangeant à seulement 0,8 fois sa valeur comptable tangible (la valeur de ses actifs nets une fois les actifs incorporels déduits).
La banque d'investissement anticipe une année 2026 "superbe", portée par une stratégie résolument axée sur la réduction des coûts et une meilleure efficacité du capital. L'objectif est ambitieux : atteindre un ROTE (rentabilité des fonds propres tangibles) de 13% d'ici 2028.
C'est ce décalage entre la perception du marché et la réalité opérationnelle qui crée l'opportunité. L'analyse la plus prospective concerne la convergence jugée "inéluctable" entre son réseau d'agences traditionnelles et sa banque en ligne, Boursobank. Cette transformation numérique est perçue non pas comme une contrainte, mais comme un avantage stratégique décisif.
"Un modèle axé sur le numérique permettrait à la Société Générale de se positionner comme un pionnier dans l'évolution inévitable du secteur bancaire de détail en Europe, où la concurrence croissante des fintechs et des néobanques rend l'efficacité essentielle à une croissance durable."
3. EssilorLuxottica : Quand la concurrence devient une alliée
L'annonce de l'arrivée de géants comme Google et Alibaba sur le marché des lunettes à intelligence artificielle (IA) a logiquement provoqué des craintes. Pourtant, Bank of America se dit "pas inquiète". Pourquoi une telle confiance face à une concurrence aussi redoutable ? Parce que le marché se trompe d'analyse.
La thèse de la banque repose sur des preuves tangibles. La collaboration d'EssilorLuxottica avec Meta sur les lunettes connectées a déjà propulsé la croissance du groupe à un niveau record de 11,7% (hors effets de change) au troisième trimestre. De plus, le groupe possède des atouts que ses nouveaux rivaux n'ont pas : un vaste réseau de distribution, une expertise unique dans les applications "MedTech" et un portefeuille de marques iconiques.
Le point le plus contre-intuitif est que l'arrivée de nouveaux acteurs est perçue comme une bonne nouvelle. Elle va accélérer la pénétration des lunettes connectées, augmentant la taille du gâteau pour tous. Loin d'être une menace mortelle, la concurrence devient un catalyseur de croissance pour un leader déjà bien armé.
"Nos prévisions tiennent déjà compte d'une baisse de la part de marché d'Essilorluxottica, qui passerait de 100% actuellement à 33% en 2035, tandis que le positionnement du groupe est plus solide que celui de ses concurrents..."
4. Hermès : Le luxe devient une affaire de valeur
Dans un secteur du luxe où Bank of America conseille la prudence, anticipant une reprise modérée "autour de 5%" en 2026, le choix d'Hermès comme valeur favorite peut surprendre. La raison est simple et puissante : il s'agit d'une affaire de valeur relative.
Selon la banque, le sellier-maroquinier s'échange actuellement avec une "prime historiquement faible" par rapport au reste du secteur. Ce qui est frappant ici, c'est le contraste : alors que la croissance du secteur devrait ralentir, Hermès maintient le cap. Ses "moteurs de croissance demeurent intacts", notamment grâce à l'ouverture de nouvelles tanneries. Bank of America anticipe ainsi une croissance du chiffre d'affaires de "plus de 10%" par an sur la période 2025-2028.
Hermès n'est donc pas seulement un choix de qualité, mais un pari sur la décorrélation. Dans un marché tiède, le groupe offre une croissance deux fois supérieure à celle de ses pairs, pour une valorisation devenue comparativement plus attractive.
5. Engie : 40% de la croissance future viendra des batteries
Engie a déjà connu une excellente année en Bourse (+46,37%) et fait l'objet d'un large consensus d'achat. Mais l'analyse de Bank of America se distingue en regardant au-delà de l'évidence. Au-delà d'une valorisation jugée attractive et de résultats solides (la banque anticipe 8% de croissance du bénéfice par action), un moteur de croissance souvent sous-estimé est sur le point de changer la physionomie du groupe.
Ce moteur, c'est son activité de stockage d'énergie par batteries (BESS, pour "Battery Energy Storage System"). La thèse de la banque est que cette division n'est pas un simple relais de croissance, mais le futur cœur du réacteur d'Engie.
Le chiffre avancé est éloquent : cette seule activité est identifiée comme le principal levier de performance pour les années à venir. Elle crée de puissantes synergies avec les autres métiers du groupe, notamment dans la gestion de l'énergie pour des clients très demandeurs comme les centres de données. C'est la preuve d'une transformation en cours : Engie n'est plus seulement un fournisseur d'énergie, mais un spécialiste de la gestion de l'énergie.
"Le stockage d'énergie représente 40% de la croissance prévue de l'Ebitda (résultat brut d'exploitation, NDLR) au cours des trois prochaines années, en synergie avec les activités de gestion de l'énergie, afin d'aider Engie à gérer la charge des centres de données aux États-Unis et au-delà."
Conclusion : Lire entre les lignes
L'analyse de Bank of America sur ces cinq champions français nous rappelle une leçon essentielle : les opportunités d'investissement les plus fertiles naissent souvent d'un décalage entre la perception du marché et une transformation opérationnelle déjà bien engagée. Que ce soit en pariant sur la mutation de TotalEnergies en géant de l'électricité, sur la digitalisation achevée de Société Générale ou sur la montée en puissance d'Engie dans le stockage d'énergie, la véritable perspicacité consiste à regarder au-delà des gros titres.
Ces choix audacieux ne sont pas seulement des prévisions pour une année boursière. Ils révèlent les contours d'une nouvelle économie européenne. Au-delà des prévisions pour 2026, ces stratégies ne nous en disent-elles pas plus long sur les profondes transformations à l'œuvre au cœur de l'industrie du continent ?
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